J'ai envie de pipi.
J'ai froid et je ne sens plus mes orteils, et voilà que maintenant, je dois aller aux toilettes.
Les rues sont vides, et puis on peut voir par chaque fenêtre un gros modit sapin trop décoré, cadrant vraiment dans le style du quartier trop cossu ou j'ai atteri pour les fêtes.
Il y a des lumières à perte de vue, devant. À perte de vue...
Pourquoi est-ce qu'il y a autant de gens?Je n'en connnaitrait pas le un millionnième quand bien même j'y mettrait toute ma vie.Chacune de ces personne a sans aucun doute quel
que chose de précieux à m'apprendre.Pourtant je ne connaitrai jamais ces choses et voilà tout. Je ne serai pas la seule.
Bon sens. J'ai vraiment froid aux doigt. Quelle idiote aussi, m'acheter des gants sans doigts...bien il faut dire que je croyait qu'ils en avaient...t'sais des gants...le genre de chose que tu suppose, c'est que les doigt sont inclus dans le prix...Mais non. J'ai acheté des gants pas de doigt, et puis là bien. J'ai froid.
Sa doit bien faire vingt minutes, maintenant. Il va falloir rentrer. Ils vont finir par s'inquieter. Parfois j'ai du mal à croire que j'ai pas été adoptée. Eux aussi sans doute, quand ils me voient enfiler mon manteaux à 10h du soir, -15 degrés.
-Tu peux tu me remplacer au monopoly?
-Euh..pourquoi?
-Faut vraiment que j'aille me dégourdir les jambes...
-T'es assise par terre...prend un banc, t'aura plus mal aux jambes.
-Non..non, faut vraiment que j'aille marcher un peu.
Douche, bouffe, scrabble, bouffe, monopoly, film, bouffe, film, jeux vidéo, film, dodo.Et re douche, et re parti, et re un autre jour.Mais qui peux supporter sa? Mettez-moi en prison, torturez-moi,affamez-moi, faites-moi écouter du marie-mai ou bien occupation double, mais pitiez, ne me laissez pas passive.
J'en meurs, c'est pas dur.Prise pour aller prendre une petite bouffée d'air pur au même rythme que les mononcles qui vont prendre une petite puff de nicotine sur le patio.Mais sa me donne le temps de penser. Je pense pas mal ces temps-ci. À plein de trucs. Un peu nimporte quand. Entre deux bouchée de dinde de noël, soudain l'angoisse me prend, et puis je m'ennuie d'un ennui qui me fait voir les scène quotidienne sous un jour bien différent.
Enfin, c'est pas que je suis tristeMais non..je suis très heureuse. Je suis loin d'Amos, de ma mère et de mon père, j'ai pour quelques jours encore ce sentiments réconfortant de vivre dans mes valises, de partir quand je veux.Je ne suis pas majeure, mais parfois je me dit que j'ai la fâcheuse tendance à faire exactement comme si. Je ne connait pas grand monde qui font comme moi. Et quand je parle dans ce que je fais, il y en a toujours pour haussez le sourcil en disant :Hein, quoi, t'a pas peur?
Peur de quoi à la fin? De quoi je devrais avoir peur?
J'ai peur de passer à côté d'une bonne occasion.J'ai peur de rater ma chance. J'ai peur de sa, c'est bien suffisant, Je ne voit pas pourquoi je devrais avoir peur d'être agressée en pleine rue.
J'ai peur de ne pas être comme tout le monde. Avoir le feeling d'être la pas-terrienne.La pas-Desrosiers. La pas-fille-de-16-ans-qui-trippe-sur-son-bal-des-finissant.
J'écoute du Queen, là, maitenant, immobile sur le coin ou se croisent Rhone et Sheridan . La chanson que j'ai découverte sur mon ipod, à la gare, en attendant ce train qui m'emmenrais loin de ma montréal-chérie.C'est un vrai orgasme, cette chanson. Je lève les yeux au ciel et je laisse les notes me remuer les trippes jusqu'au larmes. Je ne vous dirai pas que Freddy Mercury est un génie. Parce que vous n'entendrez jamais la même chose que moi dans cette chanson.Disons seulement que quelqu'un ,quelque part, a été sur cette longueur d'onde ou j'ai l'impression d'etre la seule synchonisée.
Il y a des moments très distinct, pour moi du moins, ou j'ai ce sentiment réconfortant que l'on chante juste pour moi. Sa enveloppe comme une couverture chaude.
C'est un articles très long. Le genre que. j'écrit d'une traite sans prendre le temps (ou devrais je dire perdre le temps)de le relire. Sa coule dans les bruits saccadés des touches qui s'enfoncent. Sa donne ce que sa donne, comme on dit.Un ramassis de pensées sur le vif et de fautes de frappe.
Je le revoit affalé sur son coussin de fauteuil, semi endormi.
Je ne peux pas vraiment l'expliquer. C'est le même feeling que ces 15 notes au milieux du refrain de "Love of my life". Ces 15 notes qui me font fermer les yeux a chaque fois. Ce bout de chanson qui me vide la tête ne laissant qu'un tout petit "C'est CE bout là...c'est lui." flottant dans le vide.Enfin.ce n'est qu'un garcon sur un coussin de divan pas vrai? Et une fille qui divague sur le coin de Rhone-Sheridan. Va te coucher, maintenant. Ce n'est officiellement plus Noël depuis 49 minutes.
Et il y a un lampadaire qui se rallume.